Petits fonds au large de Gili Air
Des armatures d’acier, un filet d’électricité, et du corail qui pousse plusieurs fois plus vite que la normale.
Les Biorocks ne sont pas un site naturel. Ce sont des armatures d’acier posées sur le fond et alimentées par un courant électrique de faible tension, environ 1,2 volt, sans danger pour les plongeurs comme pour tout ce qui y vit.
Ce courant fait cristalliser du carbonate de calcium sur l’acier, et les fragments de corail fixés sur l’armature poussent dans cette croûte minérale deux à six fois plus vite que sur la roche nue, en devenant plus résistants au blanchissement. La technique a été mise au point par Wolf Hilbertz et Thomas Goreau ; elle est arrivée aux îles Gili en 2004, et les premières structures de Gili Air ont été installées en 2013, entre un et trois mètres de fond.
Ce que vous plongez vraiment, c’est un ensemble de récifs artificiels à différents stades de colonisation : des nuages de jeunes poissons qui se servent des armatures comme nurserie, des poissons-aiguilles et de jeunes poissons-grenouilles dans la végétation, des crustacés dans les interstices. Un corail qu’on voit se rétablir, plutôt qu’un corail dont on vous raconte qu’il était plus beau avant.
Ce qu’on vient y chercher
Les structures les moins profondes de Gili Air se trouvent entre un et trois mètres, à la portée des adeptes du snorkeling comme d’une toute première plongée. Des structures plus profondes prolongent largement le site, qui s’intègre donc dans une plongée loisir classique, quel que soit votre niveau.

Ces structures font partie du travail de la Gili Eco Trust, la fondation locale créée vers l’an 2000 par les centres de plongée des îles en réaction à la pêche destructrice. La restauration des récifs est l’un de ses quatre axes, avec la gestion des déchets, l’éducation et le bien-être animal, et elle organise chaque vendredi un nettoyage ouvert à tous.
On compte plus d’une centaine de structures Biorock sur les trois îles.
Les mêmes pour tous les sites de cette liste.
On plonge ici toute l’année. D’avril à octobre, c’est la saison sèche et l’eau la plus claire, avec septembre, octobre, mai et juin comme période idéale ; juillet et août sont les mois les plus fréquentés. De novembre à mars, le plancton fait baisser la visibilité, mais augmente aussi les chances de voir passer du gros.
Des petits groupes, quatre plongeurs par guide, et une équipe qui choisit le site selon les conditions plutôt que selon l’horaire. Écrivez-nous sur WhatsApp : on vous dira ce que fait l’eau aujourd’hui.
Déjà certifié ? The Biorocks fait partie des sites parmi lesquels nous choisissons pour nos plongées loisir à Gili Air, à 650 000 IDR la plongée, et moins dès trois plongées.
Réserver sur WhatsAppTous les sites de cette page se plongent depuis Gili Air, la plupart à moins de quinze minutes de bateau.